Dans quelle caverne t’es-tu énamourée

Ô toi ma Lumière, ma tendre Hyménée ?

Las, croît le chêne altier monarque des nuées

Etrange canopée aux branches amputées

 

Scinde l’Odyssée, navire émerveillé

Qui broie l’écume des flots empoissonnés

Rafiot encalminé par les flux déchaînés

Toupie écœurée au vortex affamé !

 

Qui donc a poignardé les prairies infinies

Où le cœur se languit, fou de lycanthropie ?

Tous ses arbres fruitiers pourrissent en acédie

La chair de mon sang vouée aux gémonies

 

Muse ! Qu’il serait doux d’être happé par la nuit

Aimanté par la lune, astre de Polymnie

Se blottir tendrement dans les bras des Péris

Pour y trouver enfin un palais une phratrie

 

Et comment éteindre tous ces lampadaires

Hardis qui s’immiscent le soir dans ma chaumière ?

Écervelés judas, vampires au cœur de pierre

Qui pourrissent au chevet, esclaves belluaires !

 

Etre en proie au viol du petit caporal

Qui n’a pas plus d’amour que d’eau la mer d’Aral

Néréide asséchée à la vie claustrale

Lance d’airain de la bataille de Pharsale

 

Qu’est devenue la forêt d’Amazonie ?

Des souches calcinées après un incendie 

De mépriser ainsi les deux d’une même fratrie

Sacrifier l’avenir par une simple uchronie

 

Palais vampirisé à l’ombre du Tyran

Invisible démon tel l’affreux Léviathan

Que Lilith patiemment attend de ses péans

T’ôtera le sommeil jusqu’à la fin des temps !

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