Sur l’immense mer le cœur las

J’embarquerai contrit sans joie

Sur le crépusculaire trois mâts

Que tu imaginas pour moi

 

Hélas ! Ce n’est pas ici-bas

Que la fille d’Atlas m’aimera

Mais le poète n’est-il pas

Ce Prométhée ce renégat

Cet Icare aux ailes de bois

Qui sans cesse refuse la Loi

Sa Condition et puis la Croix ?

 

Point trop de roses en ce bois

Ayant ton parfum ton éclat

Calypso sur son île là-bas

Divine qui cherche sa voie

 

L’Art pour nos deux cœurs n’est-il pas

Comme le signe d’Abraxa

Notre Isba notre Mandala

Le miracle du Golgotha ?

 

Ah mais Pénélope quelle joie

De voguer tristement vers toi

De savoir que tu reviendras

Saper ce qu’il me reste de foi

Assassiner mon Apsara

Déraciner mon Hortensia

Semer au vent mon désarroi

Dans nos lits et autour de moi

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