O chacal taciturne au cœur impénétrable

Cupide boutiquier qui va puiser son or

Au fin fond des charniers lugubres de la mort

Le Soleil amoureux fuit votre âme implacable

 

Malandrin carnassier aux talents fallacieux

Vos palais rutilants empestent tant les miasmes

Témoins hallucinés de vos affreux sarcasmes

Reflets acrimonieux des profits pernicieux

 

Fagotin en cols blancs, Sardanapale d’Empire

Ou que vous adoriez le fétide larcin

Ou la minable usure, O vulgaire assassin

Vos trésors suspicieux annoncent le vampire

 

Rien ne peut rassasier votre immonde appétit

Ni l’épouse et l’enfant ni la blanche colombe

Qui gémit à vos pieds, si proche de la tombe

Vous happez sans remords jusqu’aux plus mal lotis

 

Corrégidor hideux, Harpagon d’opérettes

Vous voilà le dédain de tous ces pauvres gens

A qui finalement vous volez tant d’argent

Morne Pantagruel bientôt aux oubliettes

 

Puisse Thémis ouvrir un jour prochain ses yeux

Sur vos malversations, sur vos mesquineries

Sur vos détournements, sur vos truanderies

Et châtier à bon droit le vautour licencieux

 

Enfin si trop gluant vous glissez de ses griffes

Venez la peur, sonnez le glas, venez l’ennui

Glacer votre quiétude et tourmenter vos nuits

Meurs ! Sangsue lubrique, O réal escogriffe !

 

Et ne sentez-vous pas quelques exhalaisons

Putrides gangrener vos coupables armoires

Gâter votre succès, aigrir votre mémoire ?

C’est votre honneur, mon cher, qui gît en son poison !

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