Il me vient des reflets purs de ma rose noire

Lorsqu’alors dans mes yeux hyalins descend le soir

Tréfonds céruléens où s’incrustent mon art

Lunes étranges où gît toute ma mémoire

 

Il me vient des regards durs de ma rose noire

Lorsqu’alors dans mon cœur surgit le maquisard

Et s’abreuve de vers, splendides avatars

D’où je mire le monde en mon observatoire

 

Il me vient des désirs crus de ma rose noire

Lorsqu’alors de mes mains s’échappent du boudoir

Les quatrains assassins, tel le sang des bâtards

Que j’écume la nuit, ivre, en mon promontoire

 

Il me vient des baisers fous de ma rose noire

Lorsqu’enfin dans ma bouche âcre meurt le couard

Et remonte, taquin, en son cher isoloir

Vous regardant d’en haut, seul en sa tour d’ivoire !

Commentaires

Ajouter un commentaire