Les artistes se nourrissent d'un univers qui n'appartient qu'à eux.

Ils inventent des mondes parallèles, tels des enfants, où leurs âmes vagabondent.

Ils ont dans un recoin de leur chambre une porte étroite suspendue entre les murs qu'ils empruntent pour se lover dans le sanctuaire de leur retraite. Un monde de silence, de consolation et de paix où l'agir se veut beauté.

Aimer un artiste, cet être bicéphale qui lorgne sur ces mondes silencieux, c'est avant tout embrasser les vertiges de l'extraordinairité.

Ce n'est pas à la portée de tous de maîtriser ses angoisses et d'encourager les cheminements alternatifs.

En ce sens les artistes gardent avec eux et pour toujours cette insouciance et cette rêverie enfantines.

Ils ont de leur vivant construit une éternité immédiate.

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