Parcouru des hasards oubliés

Je regarde fleurir l’église de nos souvenirs

Ma mère aimait jadis s’y blottir

Bercée par les murmures délicats

Des artistes qui l’avaient embellie

Et s’endormir seule à la tombée du soir

Se distille alors ma langueur

Au milieu des nuées

Comme la blanche écume se détache

Des marées qui toujours se fracassent

La noirceur la dissimule

Et la solitude la préserve

Elle arbore un grand deuil

Nimbé d’un halo extatique

De celles qui trop inhalent

Les euphories délétères

Des poésies sommitales

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