Tombent les feuilles sur les sentiers chagrins

Allons donc maintenant par-delà les embruns

Respirer votre âme et parcourir sur les pierres

Vos vers éternisés, cœur de la roselière

 

Levons alors les yeux sur un monde endormi

Où le chant du poète happe les cœurs épris

Que chante le ruisseau au cœur de la vallée

Vos vers illuminés, éternel mausolée

 

Rêvassant au pied des cailloux majestueux

Se promenait charmant son être impétueux

Perdu en l’océan la mystérieuse île

Un écrin de verdure où rimait notre Emile

 

Sait-on jamais où vont ces ténébreux sentiers

Où rêvent les reflets des soleils irradiés

Arcs-en-ciel irisés de pures rêveries

Archipels embrassant vos tendres élégies

 

Arpenter le hameau aux lacustres tilleuls

Soupirer au tombeau de notre illustre aïeul

Dont la lyre vibrante illumine nos vies

Comme au cœur de la nuit l’ardente épiphanie

 

Accompagnement musical : Erik Satie, Gymnopédie n°1

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