20/02/2015 - 14:09

Tout vers doit être une apocalypse

Et l’ensemble de ses arythmies provoquer un  effondrement

XVI
20/02/2015 - 14:04

Raison d'être de nos limites
Horizon de nos vertiges
Aigle de nos cimes
Rempart de nos barbaries
Obélisque de nos peurs
L’amour est l’exégèse de notre mort
La lumière de nos sourires
Et l'origine de l'indispensable oubli

20/02/2015 - 13:59

Soleil aux aigrettes diaphanes

Epouse ta nymphe ensongée

Phébus lumineux

Aux doigts stellaires

Un chat aux émeraudes héliotropes

S’est figé en sa beauté

Elégie d’éternité

Une mer s’est noyée aux confins de ses yeux diadèmes

Miroirs d’immensité

Un soleil s’est réfugié au puits de ses éclats spéculaires

Clepsydre inversée

20/02/2015 - 13:48

De quel dessert s’élève ce souffle fébrile ?

Mon regard bleu dévaste l’immense plaine

Rafales

Terres brulées

Réminiscences d’une Etoile

Un cri : «  Lis & cascade tes vers car ici rien pour étancher nos frissons ! »

Des champs de roses au pétales de pluie

Des ciels de larmes au aurores d’étoiles

Des bribes d’espoir au soupirs vaporeux

La même crampe lancinante

L’asphyxie d’une vision hallucinatoire

Trembler

Se déliter

S’évaporer

Ne laisser qu’un baiser

Une brise qui caresse les feuilles

Frémissantes de tendresse

20/02/2015 - 13:39

Dans quelle caverne t’es-tu énamourée

Ô toi ma Lumière, ma tendre Hyménée ?

Las, croît le chêne altier monarque des nuées

Etrange canopée aux branches amputées

 

Scinde l’Odyssée, navire émerveillé

Qui broie l’écume des flots empoissonnés

Rafiot encalminé par les flux déchaînés

Toupie écœurée au vortex affamé !

 

Qui donc a poignardé les prairies infinies

Où le cœur se languit, fou de lycanthropie ?

Tous ses arbres fruitiers pourrissent en acédie

La chair de mon sang vouée aux gémonies

 

Muse ! Qu’il serait doux d’être happé par la nuit

Aimanté par la lune, astre de Polymnie

Se blottir tendrement dans les bras des Péris

Pour y trouver enfin un palais une phratrie

 

Et comment éteindre tous ces lampadaires

Hardis qui s’immiscent le soir dans ma chaumière ?

Écervelés judas, vampires au cœur de pierre

Qui pourrissent au chevet, esclaves belluaires !

 

Etre en proie au viol du petit caporal

Qui n’a pas plus d’amour que d’eau la mer d’Aral

Néréide asséchée à la vie claustrale

Lance d’airain de la bataille de Pharsale

 

Qu’est devenue la forêt d’Amazonie ?

Des souches calcinées après un incendie 

De mépriser ainsi les deux d’une même fratrie

Sacrifier l’avenir par une simple uchronie

 

Palais vampirisé à l’ombre du Tyran

Invisible démon tel l’affreux Léviathan

Que Lilith patiemment attend de ses péans

T’ôtera le sommeil jusqu’à la fin des temps !

XV
20/02/2015 - 12:13

La virginité d’une femme est l’hydre éternelle

Revigorée à chaque minute de la vie d’un homme

XIV
20/02/2015 - 12:10

Aucune étreinte n’égale un désir authentique

Seul l’émoi de ne pouvoir s’évaporer en l’autre en aborde les prémisses elliptiques

 

20/02/2015 - 11:59

Le désir est une œuvre créatrice

Il faut avoir vécu de longues périodes d’ascèses

Clandestin avoir désiré une fleur

En avoir imaginé les courbes

En avoir ressenti la douceur

En avoir apprivoisé la pudeur

Se baigner de sa fraîcheur

En avoir approché les secrets

Pour enfin capter toute la densité de la peau

L’ipséité du regard

La félinité d’un souffle

Et la désespérance de l’étreinte

XII
20/02/2015 - 11:55

Le sens de notre vie provient de l’intime conviction de ne pas exister

Notre  grande œuvre est un long et lent délitement évanescent

L’autre est ce vase de la clepsydre qui nous libère de nos tourments

XI
20/02/2015 - 11:51

La beauté est une intuition qui jaillit de la passion

Une vie est un diamant dont seule l’intimité révèle l’éclat

Toute conviction nous ramène à notre sauvagerie

L’instinct est une source fidélité innée

L’épanouissement est animal